Une éducation bien secondaire

Collection : Essai libre
Paru le
Papier ISBN: 9782923338613
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Dès les premières lignes de la préface Diane Boudreau nous montre de quel bois elle se chauffe : « J’aurais dû enseigner le français au secondaire jusqu’en 2017, mais j’ai remis ma lettre de démission en février 2012. La lassitude et la conviction de ne plus être en mesure d’enseigner dans des conditions acceptables m’ont fait choisir le renoncement : quand la guerre contre la bêtise est perdue, il faut savoir le reconnaître ». Nous voilà avertis. Ce qui va suivre pourrait ressembler à un véritable film d’horreur sauf qu’il se déroule chez nous, ici au Québec et au lieu d’avoir peur c’est plus un sentiment de honte qui nous submerge. À l’heure des grands débats sur notre système d’éducation voici un état des lieux de nos écoles secondaires : décrochage, inculture, intimidation, violence, Ministère amorphe, faiblesse du système et véritable faillite sociale. Diane Boudreau nous démontre avec précision comment un analphabète peut se faufiler entre les mailles des contraintes pédagogiques émises par le Ministère de l’éducation et décrocher aujourd’hui un diplôme d’études secondaires. Ce livre est un cri du cœur, une immense sonnerie d’alarme que tout citoyen intéressé à l’avenir du Québec devrait absolument lire et relire.

Les libraires craquent

  • Un diagnostic sans appel... par la librairie Monet

    « Décidément, il y a quelque chose de pourri au royaume du système d’éducation du Québec… À 5 ans de la retraite, Diane Boudreau a préféré démissionner de son poste d’enseignante devant son triste constat de l’état de la profession et de l’éducation en général : dévalorisation des enseignants, centralisation des décisions au Ministère (et leurs « spécialistes » de la pédagogie), mépris de la culture générale, clientélisme, ingérence malsaine de certains parents, manque de discipline, mollesse des directions, échec de la réforme, lacunes dans la formation des jeunes enseignants, et j’en passe…

    Le diagnostic est sans appel, mais Diane Boudreau, passionnée malgré tout, a des solutions à proposer à ces problèmes qui mènent à un désolant nivellement par le bas. Transparaît sa profonde affection pour ses anciens élèves, aussi dépassés qu’elle en classe. « Ils nous prennent pour des cons ou quoi ? » Et si c’était nous qui, collectivement, avions démissionné ? » - Maxime Nadeau


  • Commenté dans la revue Les libraires par Mariane Cayer, librairie Daigneault

    Ceci est un cri du coeur, le cri d’une prof de français qui a finalement lâché le navire en perdition, inca - pable d’en supporter davantage. À la fois charge à fond de train contre les dérives du système d’éducation et chant d’amour d’une enseignante qui, visiblement, adorait son métier, ce petit essai dresse un portrait sombre mais complet de la situation. Si on est habitué d’entendre parler des abus de tergiversations pédagogiques des fonction - naires et du comportement des parents autant que des élèves eux-mêmes, l’auteure cible un autre important problème, l’argent, qui dicte de plus en plus les priorités de l’école au lieu des besoins réels des élèves. Un essai court mais percutant, qui aurait cependant énormément gagné à être plus long et plus fouillé.

Les libraires vous invitent à consulter

De grands départs

Par publié le

Le monde littéraire est secoué par la disparition récente de figures importantes : romancier, poète, essayiste et éditeur. Ultime hommage à ces grands disparus.   Diane Boudreau : 1957-2017 C’est une grande dame qui est disparue le 20 novembre dernier à l’âge de 60 ans des suites d’un cancer. Née à Ottawa et élevée à Laval, Diane Boudreau, qui détenait un doctorat en études françaises, a consacré plus de trente ans de sa vie à l’enseignement du français dans les écoles publiques du Québec. Pa

Dire non

Par publié le

On trouve, chez le philosophe Alain, cette très belle formule : « Penser, c’est dire non. » Alain veut rappeler par là que la pensée s’exerce dans la vigilance critique, par laquelle on s’assure constamment de ne pas être trompé. Cela exige qu’on reste éveillé et qu’on ne donne pas d’emblée son adhésion. La pensée qui renonce à la distance critique de l’éveil peu à peu somnole et perd son nom.

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