Stephen Harper, le néo-Durham

Éditeur MULTIMONDES
Paru le
Papier ISBN: 9782895441977
Numérique - Epub Protection: filigrane ISBN: 9782895449577
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Le Québec d’aujourd’hui est saisi à la gorge par une asphyxie mortelle et galopante. Et ces termes doivent peu à l’inflation verbale : le Québec risque présentement le naufrage et, pire encore, l’indignité. Non seulement son poids a cessé d’être digne de calcul dans l’ensemble canadien, mais les orientations dictées aujourd’hui par le pouvoir central du Canada vident le Québec des valeurs et des principes qui l’ont inspiré et nourri jusqu’à maintenant. Mourir est une chose, crever en collaborant malgré soi à l’obscurantisme en est une autre. Pierre Vadeboncoeur avait raison de percevoir comme implacable l’alternative « Gouverner ou disparaître » ; dans le contexte actuel, il ajouterait que la disparition redoutée coïnciderait avec la déchéance morale. Le drame qui compromet la survie même du Québec se prépare depuis longtemps, pense Laurent Laplante. Sur le long terme, l’étranglement de la nation québécoise se resserre à mesure que la démographie voulue et favorisée par Durham décuple ses pressions et déploie les effets que l’envoyé de Londres planifiait en son temps. Amplifiant cette tendance lourde, la brutalité de Stephen Harper impose à un Québec en perte de poids et de sens une humiliante complicité avec les pires formes de déshumanisation. Avant de succomber, l’agonisant est contraint à la complicité. Il faut qu’il meure, mais sali. La menaçante convergence entre le long terme et la conjoncture ne présente qu’un avantage : l’essentiel est menacé de si près que toutes et tous n’ont d’autre choix que celui de placer la souveraineté en tête de leurs priorités.

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Hommage à Laurent Laplante, l’homme livresque

Par publié le

Je n’ai pas connu Laurent Laplante à l’époque où il était rédacteur en chef et éditorialiste au Devoir, à l'Action, au Jour, au Droit et au Soleil, où il confrontait parfois certaines politiques éditoriales, où il assumait haut et fort des idées qui en dérangeaient certains. Je n’ai pas connu Laurent Laplante lorsqu’il a reçu les honneurs du Prix Olivar-Asselin, pour avoir, en tant que journaliste, participé à la défense du français au Québec, le Prix Genève-Montréal pour son essai Pour en finir

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