Homme qui aimait les chiens (L')

Éditeur METAILIE
Collection : Bibliothèque hispano-américain

Papier ISBN: 9782864247555 Non-disponible. 44.95$

En 2004, à la mort de sa femme, Iván, écrivain frustré et responsable d'un misérable cabinet vétérinaire de La Havane, revient sur sa rencontre en 1977 avec un homme mystérieux qui promenait sur la plage deux lévriers barzoï. Après quelques conversations, "l'homme qui aimait les chiens" lui fait des confidences sur Ramón Mercader, l'assassin de Trotski qu'il semble connaître intimement.Iván reconstruit les trajectoires de Lev Davidovitch Bronstein, dit Trotski, et de Ramón Mercader, connu aussi comme Jacques Mornard, la façon dont ils sont devenus les acteurs de l'un des crimes les plus révélateurs du XXe siècle. À partir de l'exil de l'un et l'enfance de l'autre, de la Révolution russe à la guerre d'Espagne, il suit ces deux itinéraires jusqu'à leur rencontre dramatique à Mexico. Ces deux histoires prennent tout leur sens lorsque Iván y projette ses aventures privées et intellectuelles dans la Cuba contemporaine.Dans une écriture puissante, Leonardo Padura raconte, à travers ses personnages ambigus et convaincants, l'histoire des conséquences du mensonge idéologique et de sa force de destruction sur la grande utopie révolutionnaire du XXe siècle ainsi que ses retombées actuelles dans la vie des individus, en particulier à Cuba.Un très grand roman cubain et universel.

Les libraires craquent

  • « ...un roman cruel sur les folies idéologiques de certains hommes... » par la librairie Librairie Monet

    « Dans le Cuba des années soixante-dix, on suit les rencontres, sur une plage, d'Iván avec l'étrange Jaime López (l'homme du titre du roman) et ses deux barzoïs. Notons que le barzoï est un chien de course et de chasse emblématique de la Russie du XIXe siècle. Après quelques rencontres entre Iván (l'auteur ?) et López, ce dernier entreprend de raconter l'histoire de son ami Ramón Mercader, que personne ne connaît vraiment... {...} Le roman est considérablement enrichi de références historiques, bien campées dans le XXe siècle, avec ses ambiances et ses odeurs particulières, qu'on se trouve sur une île turque, en forêt norvégienne ou dans la Barcelone républicaine. L'homme qui aimait les chiens est un roman cruel sur les folies idéologiques de certains hommes... » - Simon Paradis


  • Commenté dans la revue Les libraires par Christian Vachon, librairie Pantoute

    Dans une écriture envoûtante et vigoureuse, Leonardo Padura raconte l’histoire de la perversion de la plus grande utopie du XXe siècle. L’homme qui aimait les chiens, c’est le révolutionnaire Léon Trotski exilé par Staline, avec ses doutes, ses remises en cause; c’est aussi l’Espagnol Ramon Mercader, idéaliste manipulé, assassin désigné cheminant vers sa victime. L’homme qui aimait les chiens, c’est enfin le Cubain Ivan, qui va reconstruire la trajectoire des deux pour faire le récit du crime le plus prémédité de l’Histoire. D’une belle ingéniosité narrative, la fresque de Leonardo Padura est le conte d’une grande désillusion, de la trouble utilisation des idéaux, du mensonge institutionnel et de ses conséquences pour le quotidien des individus, notamment à Cuba. Une grande tragédie à la grecque imprégnée, toutefois, d’un souffle de compassion et d’humanité.

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