Chaque fois je t'invente

Éditeur LEMEAC
Paru le
Papier ISBN: 9782760947153
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Une femme seule, sans nouvelles de son fils depuis des mois, part à sa recherche en suivant les traces qu'il a laissées derrière lui. Elle-même en fuite perpétuelle - de son mari, de ses logis, de ses emplois -, elle réinvente son monde pour garder vivant son enfant. Parallèlement, un trentenaire dont la mère est décédée dans un accident est habité par le visage de celle-ci et tente de comprendre les circonstances entourant sa mort. Ces deux récits qui s'enchevêtrent entraîneront les protagonistes aux confins de leur mémoire et ranimeront un passé douloureux.Chaque fois, je t'invente est un roman où deux voix mettent en lumière la part d'imaginaire qui interfère dans la construction des souvenirs. Sur fond de tensions sociales liées au logement, à l'univers des squats, des jeunes sans-abri et des locataires précaires, ce livre explore le rapport que nous entretenons avec les lieux où nous nous enracinons, mais aussi avec ceux où nous ne sommes que de passage. Au fil de l'histoire, le lecteur se heurtera à la difficulté de vivre en l'absence de l'autre et à l'irrépressible besoin de tout quitter. En sommes-nous vraiment capables ? Porté par une écriture poétique, ce premier roman de Stéphanie Bellemare-Page décrit à sa façon, belle et sobre, le drame de la disparition d'un proche.

Les libraires craquent

  • Commenté dans la revue Les libraires par Lise Chiasson, librairie Côte-Nord

    Personne ne sort indemne de ce roman. Ça vous écorche le cœur. Il y a dans ce texte un immense désarroi causé par l’absence de l’autre, par sa recherche et par l’impossibilité de le retrouver. Deux récits bien distincts se suivent en parallèle et s’entrecroisent. Dans l’un, une femme seule cherche son fils, de qui elle n’a aucune nouvelle depuis des mois. Dans l’autre, Guillaume cherche en vain à comprendre le décès de sa mère, victime d’un accident lors d’un voyage. Deux récits qui ont en commun des cartes postales, comme des souvenirs impérissables et des bords de mer, comme des endroits pour tout quitter. S’y mêlent aussi des logements qu’il faut encore abandonner et, étonnamment, de l’espoir. La femme a conservé des photos de son fils et s’invente un monde pour le garder vivant. Guillaume dessine toujours le visage de sa mère en lui rajoutant des rides pour la voir vieillir avec lui. Au-delà de l’histoire, il y a la souffrance, la culpabilité et le besoin de l’autre. L’écriture poétique de ce premier roman est d’une telle profondeur, d’une telle justesse bouleversante qu’elle amène le lecteur vers un sentiment de quiétude alors que le cœur traverse un tumulte. Une auteure à suivre.


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