2084: La fin du monde

Éditeur GALLIMARD
Collection : BLANCHE
Paru le
Papier ISBN: 9782070149933
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2084La fin du mondeL'Abistan, immense empire, tire son nom du prophète Abi, « délégué » de Yölah sur terre. Son système est fondé sur l'amnésie et la soumission au dieu unique. Toute pensée personnelle est bannie, un système de surveillance omniprésent permet de connaître les idées et les actes déviants. Officiellement, le peuple unanime vit dans le bonheur de la foi sans questions.Le personnage central, Ati, met en doute les certitudes imposées. Il se lance dans une enquête sur l'existence d'un peuple de renégats, qui vit dans des ghettos, sans le recours de la religion...Boualem Sansal s'est imposé comme une des voix majeures de la littérature contemporaine. Au fil d'un récit débridé, plein d'innocence goguenarde, d'inventions cocasses ou inquiétantes, il s'inscrit dans la filiation d'Orwell pour brocarder les dérives et l'hypocrisie du radicalisme religieux qui menace les démocraties.

Les libraires craquent

  • Une suggestion de Christian Vachon par la librairie Pantoute

    En 2084, le peuple de l’Abistan vit dans le bonheur de la foi sans se poser de questions. Toute pensée personnelle est honnie. Tout ce qui existait avant la révélation du Gkabul, le saint livre sur l’Acceptation, est faux, pernicieux, et doit être détruit, effacé, oublié. Dans cet immense empire, où le présent est éternel, Ati se met à douter, s’entendant murmurer la nuit un mot fascinant: liberté. L’hurluberlu, avec un ami, va entreprendre un long et périlleux périple vers Qobsabad, la ville sainte, à la rencontre de cette vérité explosive: « C’est l’hypocrisie qui fait le parfait croyant, pas la foi. » Boualem Sansal brocarde sans ménagement toutes formes de radicalismes, religieux ou autres, dans ce récit allégorique, franc écho au 1984 d’Orwell, lumineux appel à la mobilisation des hommes de bonne volonté. « La religion, c’est vraiment le remède qui tue. »


  • Commenté dans la revue Les libraires par Thomas Dupont-Buist, librairie Gallimard

    Le nouveau roman de l’Algérien Boualem Sansal, plutôt que de s’inscrire dans une longue liste de dystopies révolutionnaires, s’apparente à la fable éclairée, irrévérencieuse et conçue avec style. 2084 expose avec ce qu’il faut d’acuité et d’humour les rouages d’une théocratie à tendance totalitaire. Comme dans un conte, un élément du décor suffit à convoquer la totalité d’une atmosphère et cette retenue permet de se consacrer à ce qui nous intéresse plus particulièrement, c’est-à-dire les idées qui germent et s’entrechoquent, se travestissent ou se taisent. En dehors de la polémique qu’il ne manquera pas de provoquer, ce roman possède un indéniable intérêt littéraire qui ne doit pas être éclipsé par les remous de la foule en colère.


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