Moi, figuier sous la neige

Par Elkahna Talbi

Il y a toujours cet instant chez l’enfant issu de l’immigration, où l’autre pays dévoile sa fragilité et ses imperfections. C’est une sorte de désenchantement. Cet instant où l’on comprend que là-bas n’est pas mieux qu’ici. Il n’existe pas de pays refuge et nous serons toujours un peu l’autre où que l’on aille.
Ce désenchantement est à la fois tragique et salvateur.